Le masque nous protège-t-il des virus ?
Face à l’épidémie préoccupante qui touche le monde, beaucoup d’entre nous se sont sans doute demandé si porter un masque dans les lieux publics permettait d’éviter une infection ou n’avait guère d’utilité.
Le port du masque dans les établissements de santé pendant la saison grippale, et son utilisation systématique par les médecins et les infirmiers lors des opérations, devraient nous convaincre que, dans certaines situations, le masque est indispensable pour se protéger et protéger les autres.
Quel masque de protection choisir ?
Le rôle principal d’un masque de protection est de filtrer l’air inspiré et expiré. Un masque respiratoire filtrant bien ajusté au visage est assurément plus efficace qu’un masque médical ordinaire en papier ou en tissu, lui-même plus efficace qu’un coin d’écharpe ou un mouchoir.
Le choix dépend de l’objectif : protéger uniquement la personne qui porte le masque, ou protéger aussi son entourage contre les particules minuscules en suspension dans l’air. Le diamètre des virus est de 0,01 à 0,3 μm ; celui du virus grippal est d’environ 0,08 à 0,12 μm, soit environ un centième de la taille d’une bactérie, qui mesure de 0,5 à 10 μm. Les virus ne sont visibles qu’au microscope électronique. Dans le bâtiment et l’industrie, on utilise couramment des masques respiratoires filtrants munis d’une soupape d’expiration. Celle-ci laisse l’air expiré s’échapper presque sans résistance. Ce type de masque ne protège que son utilisateur et n’empêche pas la propagation du virus si cette personne est elle-même infectée.
Le masque médical ordinaire, ou masque chirurgical, est un bon exemple de masque agissant dans les deux sens. Il a d’ailleurs été conçu à l’origine pour protéger les patients pendant les opérations. Ce dispositif à usage unique crée une barrière physique entre la bouche et le nez de la personne qui le porte et une éventuelle source d’infection extérieure. Porté correctement, ce masque aide à bloquer les gouttelettes et projections en suspension dans l’air susceptibles de transporter des virus et des bactéries. Il protège également l’entourage contre les sécrétions respiratoires de la personne qui le porte.
Différents masques de protection, dont des masques réutilisables, sont fabriqués selon l’usage prévu. Leur efficacité est mesurée par le pourcentage de petites particules retenues par le filtre. L’échelle américaine des indices de filtration est une référence courante. Les masques N95 sont considérés comme très efficaces : ils filtrent 95 % des particules en suspension dans l’air. L’indice figure généralement dans leur désignation. Ce type de masque est également connu sous le nom de masque respiratoire N95 ou de masque respiratoire FFP2. Les modèles plus récents, malheureusement aussi plus chers, ont une forme anatomique et, correctement ajustés, bloquent au moins 95 % des virus présents dans l’air.
Comment utiliser correctement un masque ?
Lors de l’utilisation d’un masque, il faut vérifier qu’il est correctement mis en place :
- Couvrez le masque avec les deux mains.
- Inspirez rapidement et profondément. Si le masque est correctement ajusté, vous ressentez une dépression à l’intérieur. Si de l’air pénètre par les bords, réglez la longueur des attaches.
- Répétez le test jusqu’à être certain que le masque est correctement ajusté.
Attention ! Un masque mal ajusté n’offre pas de protection.
Les hommes doivent garder à l’esprit qu’il faut être rasé : sans cela, le bord du masque n’adhère pas suffisamment à la peau et n’assure pas la protection nécessaire.
Désignations courantes des masques
Désignations normalisées aux États-Unis :
N95 Filtre au moins 95 % des particules en suspension dans l’air.
N99 Filtre au moins 99 % des particules en suspension dans l’air.
N100 Filtre au moins 99,97 % des particules en suspension dans l’air.
R95 Filtre au moins 95 % des particules en suspension dans l’air.
P95 Filtre au moins 95 % des particules en suspension dans l’air.
P99 Filtre au moins 99 % des particules en suspension dans l’air.
P100 Filtre au moins 99,97 % des particules en suspension dans l’air.
Désignations de la norme européenne EN149 :
FFP1 : filtre les particules produites par des procédés mécaniques, c’est-à-dire un masque antipoussière.
FFP2 : correspond à la désignation américaine N95.
FFP3 : correspond à la désignation américaine N99.
Désignations utilisées en Australie :
P1 : filtre les particules produites par des procédés mécaniques, c’est-à-dire un masque antipoussière.
P2 : correspond à la désignation américaine N95.
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